Si on considère un méridien donné sur la Terre, le temps sidéral local (LST) est défini comme étant le temps écoulé depuis le passage sur celui-ci de l'équinoxe vernal.
La figure 6 montre LST pour la base de Baïkonour.
 


Ce temps s'exprime en degrés, ce qui peut paraître surprenant au premier abord mais qui s'explique par le fait que la rotation de la Terre (360°) s'effectuant en 24h, on peut donc considérer qu'une heure correspond à 15°. Une fois cette notion introduite il est facile de comprendre que le lancement pourra s'effectuer lorsque LST=LWST, où LWST est le launch-window sideral time, c-à-d le moment où la base de lancement franchit le plan de rotation désiré du satellite (voir fig.7).
 

Les formules de la trigonométrie sphérique nous permettent alors de dire que :
cos(lambda) = cos(b)/sin(i)
Cette équation nous donne deux angles après résolution.
Si l'on sait de plus que :
LST = omega + lambda et que GST = LST - longitude
On peut alors déterminer la valeur de GST nécessaire au lancement par :
GST = omega + lambda – longitude
On a alors :
UT = (GST - GST0)/wEarth
où :
wEarth est la vitesse de rotation de la Terre
GST0 est l'heure sidérale de Greenwich à 0h00 le jour du lancement
GST est l'heure sidérale de Greenwich
ce qui donne une heure précise de lancement possible.

On peut considérer toutefois que l'on bénéficie d'une certaine tolérance vis-à-vis de la valeur de omega, qui est rappelons-le, la longitude du noeud ascendant. Cela implique une certaine plage de variation possible vis-à-vis de GST et détermine une période de lancement acceptable de l'engin.