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Chapitre I-U1 :
Introduction |
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Objectifs
Cette unité a pour but de décrire la phénomène de l’instabilité. L’apprenant va
pouvoir dans cette unité identifier les différentes types d’instabilité des
pentes
[I-U1]
1.
Introduction
Les problèmes de stabilité de pentes se rencontrent fréquemment dans la
construction des routes, des canaux, des digues et des barrages. En outre
certaines pentes naturelles sont ou peuvent devenir instables. Une rupture d’un
talus peut être catastrophique et provoquer des pertes en vies humaines ainsi
que des dégâts naturelles considérables.
L’estimation de la sécurité réelle vis-à-vis du risque de rupture est une
question complexe surtout dans le domaine des données limitées ou peu connues.
L’étude d’un talus comporte, outre la reconnaissance du site et le choix des
caractéristiques mécaniques des sols, un calcul de stabilité pour déterminer
d’une part la courbe de rupture le long de laquelle le risque de glissement est
le plus élevé, d’autre part la valeur correspondante du coefficient de sécurité.
Cependant une longue expérience a été acquise tant que les méthodes de calcul
que dans les techniques de construction, de telle sorte que les problèmes de
stabilité de pentes peuvent maintenant être résolus avec une assez bonne
fiabilité.
L’étude qui suit est générale et pourra être appliquée à l’ensemble de ces
ouvrages que nous appellerons «talus».
Les mouvements de terrain sont très
variés, par leur nature (glissements de terrains, éboulements rocheux, coulées
de boues, effondrements de vides souterrains, affaissements, gonflement ou
retrait des sols, ...) et par leur dimension (certains glissements, comme celui
de la Clapière dans les Alpes Maritimes, peuvent atteindre plusieurs dizaines de
millions de m3).
Leur répartition spatiale est guidée par la topographie et par la géologie
(nature et fracturation des formations affleurantes, hydrogéologie) c'est-à-dire
par l'environnement physique. Ils concernent non seulement les régions
montagneuses et côtières, mais aussi les bassins à forte densité de vides
souterrains (naturels ou minés), les sols argileux sensibles aux variations de
teneur en eau, ... Leur occurrence est très marquée par les variations
climatiques (périodes de fortes pluies, fonte des neiges, sécheresse) mais peut
aussi être liée à des secousses sismiques ou encore être induite par les
activités humaines
Dans leur principe, les mouvements de terrain sont bien compris: ils surviennent
lorsque la résistance des terrains est inférieure aux efforts moteurs engendrés
par la gravité et l'eau souterraine ou par les travaux de l'Homme; leur
dynamique répond naturellement aux lois de la mécanique.
Dans la pratique cependant, les choses sont très complexes, du fait des
incertitudes:
-sur les conditions initiales, notamment en profondeur,
-sur les propriétés mécaniques des terrains, en général hétérogènes, non
linéaires, anisotropes, discontinus, ...
-sur les conditions hydrauliques: position de la nappe, phénomènes se produisant
en zone non saturée. L'eau est la cause déclenchante de la plupart des
mouvements; c'est un facteur variable dans le temps.
Une bonne connaissance du risque "mouvements de terrain" doit permettre de
répondre aux 6 questions reproduites ci après

[I-U1]
2.
Types de rupture
Dans leur construction et leur fonctionnement, les talus subissent des
conditions de chargement variées. Nous pouvons classer les types de rupture liés
aux mouvements de terrains, en deux groupes; ceux associés au pentes naturelles
et ceux des talus artificiels.
[I-U1]
2.1. Pentes naturelles
Il s’agit des talus existants, peu homogènes et présentant des variations
géologiques et éventuellement des discontinuités. Les accidents observés dans ce
cas montrent qu’il est possible de classer les instabilités de terrain en trois
grandes familles :

-Les glissements qui se caractérisent
par l’apparition de surfaces de cisaillement relativement bien définies à
l’intérieur du milieu. La formedes surfaces de rupture observées permet de
classer ces glissements en trois catégories : plane, circulaire et quelconque.
-Les écoulements et les coulées boueuses qui se caractérisent par une
déformation et un écoulement de type visco-plastique ou fluide.
-Les éboulements (par perte de la cohésion, fluage).
La majorité des glissements observés se rattache assez correctement à l’une des familles précédentes, la première étant la plus répandue.
[I-U1]
2.2. Talus
artificiels
Les talus artificiels sont essentiellement affectés par des glissements et
parfois par des phénomènes de fluage. On peut les classer en fonction des types
d’ouvrages :
-talus en déblai ;
-talus en remblai sur sol non compressible ;
-talus en remblai sur sol compressible ;
-digues et barrages en terre.
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Pour chaque type, on peut identifier certains modes de rupture, ils sont distingués ci-dessous :
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2.2.1. Talus en
déblais et talus en remblais sur sols non compressibles
Les ruptures ont, d’une façon générale, l’allure de glissements rotationnels
circulaires. On distingue:
-les cercles de talus se produisent généralement dans les sols hétérogènes, la
base du cercle correspondant à une couche plus résistante ;
-les cercles de pied (sont les plus courants dans ce type d’ouvrages) ;
-les cercles profonds ne se produisent que dans le cas où le sol situé sous le
niveau du pied du talus est de mauvaise qualité.
[I-U1]
2.2.2. Talus en
remblais sur sols compressibles
La rupture constatée dans des remblais en sol compacté (remblai routier par
exemple) repose sur une couche d’argile molle, de vase ou de tourbe souvent
profonde. Les cercles de rupture sont tangents à la base de la couche molle
lorsque celle-ci est relativement peu épaisse.
Si le facteur de sécurité vis-à-vis de la rupture est peu élevé tout en étant
supérieur à 1, il peut se produire un fluage du sol de fondation entraînant un
tassement anormal du remblai latéral de la couche molle et une perte de
résistance du remblai ou de la fondation ou des deux
[I-U1]
2.2.3. Digues et barrages en terre
L’étude de la stabilité des talus amont et aval est la partie essentielle de la
conception des barrages en terre. Différents cas doivent être étudiés en tenant
compte de l’état des pressions interstitielles à l’intérieur de la digue.

Pratiquement, on calculera le facteur de
sécurité FS le long des cercles de glissement supposés :
-pendant la construction et peu après la construction ;
-lorsque le barrage vient d’être rempli (avec percolation permanente) ;
-lors d’une vidange rapide.
[I-U1] Activités
Vous devez choisir la réponse correcte:
1- Les mouvements de terrain surviennent lorsque la résistance des terrains est inférieure aux efforts moteurs engendré par la gravité et l'eau souterraine ou par les travaux de l'Homme.
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2- Les sols argileux ne sont pas sensibles aux variations de teneur en eau.
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3- La vidange rapide aide en général à stabiliser le barrage en terre.
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