7- L’approche
communicative (suite)
Dans l’approche communicative les quatre habiletés
peuvent être développées puisque tout dépend
des besoins langagiers des apprenants. La langue est conçue
comme un instrument de communication ou d’interaction sociale.
Les aspects linguistiques (sons, structures, lexique, etc.) constituent
la compétence grammaticale qui ne serait en réalité qu’une
des composantes d’une compétence plus globale: la compétence
de communication.
Elle prend en compte les dimensions linguistique et extralinguistique
qui constituent un savoir-faire à la fois verbal et non verbal,
une connaissance pratique du code et des règles psychologiques,
sociologiques et culturelles qui permettront son emploi approprié en
situation. Elle s’acquiert en même temps que la compétence
linguistique. Il ne suffirait donc pas de connaître les règles
grammaticales de la langue étrangère pour communiquer,
il faudrait en plus connaître les règles d’emploi
de cette langue (quelles formes linguistiques employer dans telle ou
telle situation, avec telle ou telle personne, etc.). L’objectif
est d’arriver à une communication efficace.
De plus, le sens communiqué n’est pas toujours totalement
identique au message que le locuteur a voulu transmettre, car le sens
est le produit de l’interaction sociale, de la négociation
entre deux interlocuteurs. En effet, lorsque l’on produit un énoncé rien
ne garantit qu’il sera correctement interprété par
notre interlocuteur.
Selon l’approche communicative, apprendre une langue ne consisterait
pas à créer des habitudes, des réflexes. Les constructions
ne devraient jamais fonctionner hors des énoncés naturels
de communication.
L’apprentissage n’est plus considéré comme
passif, mais comme un processus actif qui se déroule à l’intérieur
de l’individu et qui est susceptible d’être influencé par
lui. Le résultat dépend du type d’information présenté à l’apprenant
et de la manière dont il va traiter cette information. L’enseignant
devient ainsi “un conseiller”. Il doit recourir à des
documents appelés “authentiques”, c’est-à-dire
non conçus exclusivement pour une classe de langue étrangère.
L’approche communicative présente, au moins pour la
compréhension orale, diverses formes linguistiques destinées à transmettre
un même message. On prend en compte le niveau du discours et
on distingue entre cohésion (les relations existant entre deux énoncés)
et cohérence (les relations établies entre des énoncés
et la situation extralinguistique). On utilise en classe de préférence
la langue étrangère, mais il est possible d’utiliser
la langue maternelle et la traduction. En ce qui concerne l’erreur,
elle est considérée inévitable.
