Cours d'initiation à la didactique du Français Langue Etrangère en contexte syrien

   

 

2/ Des conditions de base pour mener des activités de conceptualisation grammaticales

Une attitude de recherche et d'exploration doit l'emporter sur une volonté d'arriver rapidement à des savoirs définitifs. Cette condition est sans doute difficile à mettre en place, tant elle va à l'encontre de notre propre formation et des impératifs que l’on se donne. En effet, nous devons toujours aller vite, «pour terminer le programme des unités», aussi imposons-nous un même rythme à tous les apprenants et empêchons-nous le tâtonnement. L'écueil à éviter est de trop encadrer les observations, de propo­ser des corpus trop restreints.

Il est aussi nécessaire de tenir compte des erreurs ou des propositions inexactes des apprenants, de leur faire verbaliser et expliciter le raisonnement et la procédure mis en place , car leurs erreurs et lacunes sont des indices de leurs représentations et de leurs connaissances.

Il est clair qu’il ne faut pas procéder à une conceptualisation grammaticale de tous les points grammaticaux traités dans la méthode utilisée. Il faut opérer un choix adéquat en fonction des difficultés rencontrées par les apprenants en classe de FLE. Il faut avoir déjà vu le point grammatical et l’avoir déjà un peu utilisé. Le professeur constate des lacunes répétées et décide dans ce cas précis de travailler à l’aide de cette démarche.

3/ Rappel des phases importantes de la conceptualisation grammaticale :

  • Observation et lecture du corpus (accompagné ou non d’une illustration), vérification rapide de la compréhension du contenu, guidée par des questions
  • Repérage : Qu’est-ce qui précède, qui suit, change …
  • Emission d’hypothèses par les apprenants/ vérification et synthèse de l’enseignant
  • Appropriation, en vérifiant l’emploi du point grammatical abordé, en contexte (travail en groupe, ou en tandem, pour préparer des micro-dialogues par exemple, contenant le point grammatical)