2/ Des conditions de base pour mener
des activités de conceptualisation grammaticales
Une attitude de recherche et d'exploration doit l'emporter sur une
volonté d'arriver rapidement à des savoirs définitifs.
Cette condition est sans doute difficile à mettre en place,
tant elle va à l'encontre de notre propre formation et des impératifs
que l’on se donne. En effet, nous devons toujours aller vite, «pour
terminer le programme des unités», aussi imposons-nous
un même rythme à tous les apprenants et empêchons-nous
le tâtonnement. L'écueil à éviter est de
trop encadrer les observations, de proposer des corpus trop restreints.
Il est aussi nécessaire de tenir compte des erreurs ou des
propositions inexactes des apprenants, de leur faire verbaliser et
expliciter le raisonnement et la procédure mis en place , car
leurs erreurs et lacunes sont des indices de leurs représentations
et de leurs connaissances.
Il est clair qu’il ne faut pas procéder à une
conceptualisation grammaticale de tous les points grammaticaux traités
dans la méthode utilisée. Il faut opérer un choix
adéquat en fonction des difficultés rencontrées
par les apprenants en classe de FLE. Il faut avoir déjà vu
le point grammatical et l’avoir déjà un peu utilisé.
Le professeur constate des lacunes répétées et
décide dans ce cas précis de travailler à l’aide
de cette démarche.
3/ Rappel des phases importantes de la conceptualisation
grammaticale :