Cours d'initiation à la didactique du Français Langue Etrangère en contexte syrien

   

 

 

 

 

 

 

2. Evaluer la compréhension écrite

Penchons nous sur les descripteurs généraux de la compréhension écrite suivant les niveaux déterminés dans le cadre commun de référence pour les langues. Il aide à déterminer ce que l’on est en droit d’attendre de nos apprenants en fonction du niveau auquel ils ont parvenus (de A1 le plus bas niveau à C2, niveau le plus élevé du cadre).

Niveaux

Compréhension écrite

C2

L’apprenant peut comprendre et interpréter de façon critique presque toute forme écrite, y compris des textes (littéraires ou non) abstraits et structurellement complexes ou très riches en expressions familières.

Il peut comprendre une gamme étendue de textes longs et complexes en appréciant de subtiles distinctions de style et le sens implicite autant qu’explicite.

C1

L’apprenant peut comprendre dans le détail des textes longs et complexes, qui se rapportent ou non à son domaine, à condition de pouvoir relire les parties difficiles.

B2

L’apprenant peut lire avec un grand degré d’autonomie en adaptant le mode et la rapidité de lecture à différents textes et objectifs et en utilisant les références convenables de manière sélective. Il possède un vocabulaire de lecture large et actif mais pourra avoir des difficultés avec des expressions peu fréquentes.

B1

L’apprenant peut lire des textes factuels directs sur des sujets relatifs à son domaine et à ses intérêts avec un niveau satisfaisant de compréhension.

A2

L’apprenant peut comprendre de courts textes simples sur des sujets concrets courants avec une fréquence élevée de langue quotidienne ou relative au travail. Il peut comprendre des textes courts et simples, contenant un vocabulaire internationalement partagé.

A1

L’apprenant peut comprendre des textes très courts et très simples, phrase par phrase, en relevant des noms, des mots familiers et des expressions très élémentaires, et en relisant si nécessaire.

 

Ce tableau aide notamment dans le choix des supports écrits dont l’évaluateur doit se servir lors d’un test en plein apprentissage ou en fin de cursus de formation.

Il faut évidemment introduire durant les séquences de cours le même type d’exercices que le jour d’un examen de type sommatif.

La compréhension écrite est liée à la compétence de lecture, qui n’est guère évidente à acquérir, car elle se fera différemment en langue cible.

L’évaluation en compréhension écrite aidera aussi à acquérir des stratégies de lecture qui aideront progressivement l’apprenant à devenir autonome.

Il est important en Syrie notamment de varier les formes d'exercices de compréhension, non seulement pour être en cohérence avec les différentes formes des documents mais aussi pour maintenir l'intérêt des étudiants. L'habitude est source d'efficacité (on réalise plus vite un exercice auquel on est habitué) mais aussi source d'ennui et donc de démotivation.

Les apprenants syriens ont tendance à ne pas lire beaucoup en langue étrangère, il faudra donc être inventif, créatif pour cette compétence, et en évaluation également.

Les stratégies que l’on cherche à développer chez l’apprenant sont les suivantes :

  • le repérage
  • le survol
  • l’approfondissement
Mieux vaut tester une seule de ces stratégies à la fois.