D. Considérations stylistiques
1) Si importants que soient les marqueurs de relation,
il ne faut pas en abuser. Lorsque le rapport entre deux unités
est facilement perceptible, mieux vaut se dispenser du marqueur afin
de ne pas surcharger inutilement le texte.
« Il a travaillé pendant tout
l’été » peut être remplacé par
:
« Il a travaillé tout l’été »
2) De même, on évitera d’alourdir la
phrase par la multiplication excessive des pronoms relatifs et des
conjonctions.
*C’est plus tard que j’ai compris que le
fuyard avait décidé que la fuite était
son meilleur choix.
Cette phrase peut être transformée ainsi :
J’ai compris plus tard que le fuyard avait
considéré la fuite comme son meilleur choix.
*Mon père, que j’aimais et qui me
le rendait bien, avait décidé que le
collège, qu’il n’avait jamais pu
fréquenter, serait l’institution qui me
donnerait la meilleure éducation qu’il
espérait que je reçoive.
Cette phrase peut être transformée ainsi :
Mon père (je l’aimais et il me le rendait bien) avait
décidé que le collège, où il
n’avait jamais pu aller, me donnerait la meilleure éducation qu’il
espérait.
3) ہ l’inverse, il faut savoir utiliser le
marqueur de relation là où il est nécessaire de
préciser le rapport.
Comparons :
Il est clair que l’auteur tente de rendre son personnage sympathique;
il le décrit avec des mots à connotation méliorative.
Il est clair que l’auteur tente de rendre son personnage sympathique; c’est
pourquoi il le décrit avec des mots à connotation
méliorative.
Dans le deuxième exemple, le rapport est clairement établi.
4) On veillera à ne pas confondre les pronoms relatifs que et dont,
erreur fréquente dans les rédactions. Se rappeler : dont est
complément indirect du verbe ou complément du nom ; que est
toujours complément direct du verbe.
*Roxane est la personne que Cyrano a le plus besoin
au monde. Roxane est la personne dont (CI) Cyrano
a le plus besoin au monde.
*Ces élèves ont lu toute l’œuvre dont Voltaire
a écrite. Ces élèves ont lu toute l’œuvre que (CD)
Voltaire a écrite.
POINTS A VERIIFIER
Vérifier que :
- les liens entre les unités syntaxiques sont établis
par les marqueurs appropriés : prépositions, coordonnants,
subordonnants; (A-B-C)
- chaque marqueur exprime le bon rapport : temps, cause, conséquence,
explication, etc.; (A-B-C)
- tous les marqueurs superflus, s’il y a lieu, ont été retranchés
du texte; (D1)
- le texte n’est pas alourdi par un nombre abusif de marqueurs;
(D2)
- les rapports qui étaient implicites ont été précisés
par un marqueur; (D3)
- les pronoms relatifs que et dont ne sont pas
confondus. (D4)
