3.2. Les marqueurs de relation
Les marqueurs de relations sont des prépositions, des coordonnants
et des subordonnants qui indiquent de manière explicite le lien
entre les unités syntaxiques qu’ils relient. En établissant
ainsi des relations entre les mots, les phrases et les paragraphes,
les marqueurs jouent un rôle primordial : ils assurent la
cohérence nécessaire à toute communication
et, par le fait même, une meilleure compréhension par
le lecteur.
Dans l’exemple *Il est primordial vous participiez cette
réunion assurer une participation très large,
il a suffi qu’on enlève trois marqueurs de relation
(un subordonnant et deux prépositions) pour que le message
devienne confus. En les rétablissant, tout s’éclaire
: Il est primordial que vous participiez à cette
réunion pour assurer une participation très
large. C’est dire l’importance des marqueurs de
relation dans l’écriture.
RAPPEL
A. Prépositions
Les prépositions servent à marquer les relations entre
les mots de la phrase, plus précisément entre des
compléments et le mot complété. Leur emploi est
généralement facile pour un locuteur dont la langue
maternelle est le français. Il l’est moins pour les allophones.
En rédaction de texte, on s’en servira pour marquer
notamment :
• Le lieu (à, chez, dans, derrière, en, jusqu’à,
sous, vers…)
C’est d’abord aux lecteurs français que Louis
Hémon s’adresse dans son roman.
• Le but (afin de, dans le but de, en vue de, pour…)
François Paradis avait entrepris la traversée du bois pour fêter
Noël avec Maria.
• Le temps (à, après, avant, depuis, dès,
pendant…)
Maria Chapdelaine, inquiète, a attendu François pendant plusieurs
jours.
• L’opposition (contre, malgré, nonobstant…)
Malgré ses prières, Maria n’a
plus revu François.
• La cause (à cause de, attendu, de, étant
donné, grâce à…)
Eutrope a annoncé que François était mort de froid
après s’être égaré dans le bois.
B. Coordonnants
Les coordonnants – les conjonctions de coordination et les
adverbes coordonnants – servent à relier des unités
syntaxiques de même nature, c’est-à-dire des groupes,
des P, des phrases subordonnées. En ce sens, ils jouent le rôle
de marqueurs de relation.
En rédaction de texte, il importe de bien connaître
le rapport qu’on désire établir entre les unités
pour pouvoir choisir le bon coordonnant.
On y aura recours pour marquer notamment :
• La cause (car, en effet, en raison de…)
La connaissance de l’histoire littéraire est importante, car elle éclaire
souvent le sens d’une œuvre.
• La conséquence (ainsi, aussi, c’est pourquoi,
donc, en conséquence, partant…)
Il a lu tout Balzac, il devrait donc pouvoir en
parler en connaissance de cause.
• L’addition (ainsi que, bien plus, de plus, ensuite,
et, puis…)
Les coordonnants servent à relier des unités syntaxiques
de même nature; de plus, ils contribuent à assurer
la cohérence de la phrase.
• L’opposition (au contraire, cependant,
en revanche, par contre, pourtant, toutefois…)
David a obtenu la meilleure note en français; pourtant,
il déteste cette matière.
• L’explication (à savoir, c’est-à-dire,
par exemple, soit…)
Les coordonnants servent à relier des unités syntaxiques
de même nature, c’est-à-dire des
groupes, des P, des phrases subordonnées.