Cours d'initiation à la didactique du Français Langue Etrangère en contexte syrien

   

 

 

 

4/ La correction des fautes d’intonation, de rythme, et de phonèmes, (suite)

4.3. Correction des phonèmes :

On doit corriger souvent les élèves mais en tant qu’enseignant de FLE, on ne doit pas intervenir plus de 10 à 20 secondes par étudiant pour le corriger lors d’une activité orale.

On corrige un seul élève à la fois.

Lors des répétitions, on ne fait jamais répéter tous les apprenants ensemble, mais élève par élève.

Faites intervenir l’écoute active : les autres apprenants écoutent et mémorisent le son répété par un autre (l’audition dans ce processus est aussi important que la répétition d’autant qu’une mauvaise prononciation est souvent due à une mauvaise audition.

De même, on ne corrige qu’un seul problème phonétique à la fois.

Il est logique que les élèves commettent des fautes de prononciation et les résultats du correction phonétique ne sont jamais immédiats car l’apprenant doit se libérer des habitudes d’écoute et de prononciation de sa propre langue maternelle pour pouvoir acquérir progressivement la maîtrise du système phonologique de la langue cible.

Le système de correction phonétique préconisé ici est le verbo-tonal :  

  • → Nous travaillerons toujours dans un contexte, jamais sur des mots ou sons isolés
  • → Le principe de base est de mettre le phonème mal entendu, ou mal prononcé dans un entourage le plus favorable possible phonème et intonation) puis d’aller progressivement vers un entourage de plus en plus défavorable.

Les étapes consistent à  :

  1. analysez le phonème fautif (trop grave, trop aigu, trop tendu, trop relâché, trop ouvert, trop fermé…)
  2. Trouvez des mots ou l’entourage sera favorable, moins favorable, défavorable
  3. Créez des micro-conversations où l’intonation des énoncés complètera la même progression de l’entourage choisi du plus favorable au très défavorable. Ces micro-dialogues devront bien sûr mettre en œuvre des structures et du lexique correspondant au niveau des apprenants. Il faut donc en créer pour tous les sons problématiques pour les arabophones.