3.1. Les critères d’une grille d’évaluation
pour l’oral
La compréhension de la consigne : Ce
critère rentre en ligne de compte dans les niveaux avancés,
mais pas dans les niveaux débutants ou intermédiaires,
car on doit en tant qu’enseignant vérifier si l’apprenant
a bien saisi la tâche qui lui était demandée.
Le respect de la consigne : il s’agit
d’un critère essentiel qui doit être sanctionné dans
la note finale. Il faut que l’apprenant respecte ce qu’on
lui demande de faire. Par exemple, s’il s’agit d’une
lettre formelle, un certain nombre d’éléments doivent
apparaître (date, lieu, nom et adresse du destinataire, formule
d’appel, découpage en paragraphe, formule de politesse
finale, signature….)
La phonétique/prosodie/fluidité :
là encore, il faut faire attention au niveau de l’étudiant.
Si l’on se réfère au cadre commun de référence,
il est dit que étudiants de niveau A1 et A2 peuvent hésiter,
prendre des pauses, avoir une prononciation hésitante… Ce
critère sera moins sanctionné dans les niveaux A1, A2
qu’à partir du niveau B2 par exemple. L’intonation
expressive peut encore être imparfaite en B1.
La morphosyntaxe : On jugera dans cette partie
de l’emploi des temps, de la correction des conjugaisons, des
accords, de la construction des phrases… sur ce dernier point,
il est attendu qu’on évalue un étudiant des niveaux
A1 et A2 sur la compréhension du message communicatif. La morphosyntaxe
ne doit pas être le critère le plus déterminant
dans l’évaluation d’un élève.
Ce critère est souvent sur-apprécié par les évaluateurs
qui ont pour référent un examen d’oral parfait.
Attention à ne pas tomber dans ce piège en FLE. L’apprenant
apprend des fautes qu’il commet.
Le lexique : on valorisera sa variété,
son originalité, sa pertinence, mais là encore, il faut
toujours se référer à ce qu’un apprenant
est capable de faire en consultant les descripteurs de chaque niveau
du cadre commun de référence (www.
culture2.coe.int/portfolio/documents/cadrecommun.pdf )
La cohérence/cohésion du discours :
les énoncés produits par l’apprenant doivent être
cohérents par rapport à la situation, au contexte. Le
discours doit être articulé, et rendu logique.
La correction sociolinguistique : si il s’agit
d’un jeu de rôle notamment ou d’un entretien, nous évaluerons
aussi l’adéquation du registre de langue à la situation…
L’interaction : la capacité à répondre
aux sollicitations de l’interlocuteur doivent être pris
aussi en considération par l’évaluateur.
L’orthographe lexicale et l’orthographe grammaticale sont
des éléments à prendre en considération à partir
d’un certain niveau, mais on le placera davantage sous les critères
lexique et morphosyntaxe.