Cours d'initiation à la didactique du Français Langue Etrangère en contexte syrien

   

 

 

2. Les outils d’évaluation en compréhension orale

Les outils pour évaluer cette compétence sont divers. En effet, nous pouvons utiliser des QCM (questionnaires à choix multiples), des exercices d’appariement, des questionnaires à réponses ouvertes et courtes, des tableaux à éléments manquants….

Néanmoins, on ne peut évaluer la compréhension orale sans avoir en mémoire les descripteurs généraux du cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) de cette compétence. Voilà ce que les apprenants sont capables de comprendre en fonction du niveau auquel ils correspondent (de A1 le plus bas niveau à C2, niveau le plus élevé du cadre).

 

Compréhension générale de l’oral

C2

L’apprenant peut comprendre toute langue orale, qu’elle soit en direct ou à la radio et quel qu’en soit le débit.

 C1

L’apprenant est capable de suivre une intervention d’une certaine longueur sur des sujets abstraits ou complexes même hors de son domaine mais peut avoir besoin de faire confirmer quelques détails, notamment si l’accent n’est pas familier.

 

Il peut reconnaître une gamme étendue d’expressions idiomatiques en relevant les changements de registre.

Il peut suivre une intervention d’une certaine longueur, même si elle n’est pas clairement structurée et même si les relations entre les idées sont seulement implicites.

B2

L’apprenant peut comprendre une langue orale standard en direct ou à la radio sur des sujets familiers et non-familiers se rencontrant normalement dans la vie professionnelle. Seul, un très fort bruit de fond, une structure inadaptée du discours ou l’utilisation d’expressions idiomatiques peut influencer la capacité à comprendre.

Il peut aussi comprendre les idées principales d’interventions complexes du point de vue du fond et de la forme, sur des sujets concrets ou abstraits et dans une langue standard, y compris des discussions techniques dans son domaine de spécialisation.

Il peut suivre une intervention d’une certaine longueur et une argumentation complexe, à condition que le sujet soit assez familier et que le plan général de l’exposé soit indiqué par des marqueurs explicites.

 B1

L’apprenant peut comprendre une information factuelle directe sur des sujets de la vie quotidienne ou relatifs au travail en reconnaissant les messages généraux, les points de détail, à condition que l’articulation soit claire et l’accent courant.

Il peut aussi comprendre les points principaux d’une intervention sur des sujets familiers rencontrés régulièrement au travail, à l’école, pendant les loisirs, y compris des récits courts.

A2

L’apprenant peut comprendre assez pour pouvoir répondre à des besoins concrets à condition que la diction soit claire et le débit lent.

Il peut comprendre des expressions et des mots porteurs de sens relatifs à ses domaines de priorité immédiate (par exemple, information personnelle et familiale de base, achat, géographie locale, emploi).

A1

L’apprenant peut comprendre une intervention si elle est lente et soigneusement articulée et comprend de longues pauses qui permettent d’en assimiler le sens.

Nous devons proposer en tant qu’enseignant-évaluateur des outils qui correspondent au niveau de l’apprenant. Les supports que vous choisirez à l’oral devront prendre en compte ces critères de niveau du cadre européen commun de référence. Par exemple, les interventions longues à la radio sur des thèmes spécifiques ne conviendront que si votre apprenant est de niveau très avancé.

Il est fort probable que les supports de niveau A1 et A2 (soit les niveaux correspondant à l’utilisateur élémentaire, débutant et faux débutant) soient plutôt courts, simples, semi authentiques, parfois entièrement fabriqués.