2.2. La compétence linguistique
L’auditeur natif se trouve placé dans une situation
privilégiée puisqu’il possède une certaine
compétence linguistique. Ce qui n’est pas le cas de l’apprenant étranger
qui a des difficultés à comprendre la signification d’un
certain nombre de mots.
Il existe une relation entre l’activité orale et le
niveau de compétence langagière en langue étrangère.
Les apprenants, surtout au niveau débutant, distinguent mal
les sons, car ils ignorent les règles phonologiques qui provoquent
des changements de son (par exemple : les enfants, les hommes,
les cahiers.) Ces apprenants débutants sont souvent incapables
d’interpréter ces sons (qu’ils observent comme des
bruits), et de les transformer en unités de sens.
Proposition :
A mesure que la compétence langagière s’améliore,
ils deviennent plus habiles aux tâches de compréhension.
C’est pourquoi il faut bien adapter le document au niveau des
apprenants. L’enseignant peut encourager les apprenants à écouter
des documents authentiques, mais il doit surtout multiplier les possibilités
d’échanges verbaux pour leur permettre d’augmenter
leurs compétences phonologiques, syntaxiques et lexicales (Rutherford
1995).
Il est clair que l’apprentissage de mots en contexte est plus
efficace qu’en enseignement direct.