Cours d'initiation à la didactique du Français Langue Etrangère en contexte syrien

   

 

 

2.2. La compétence linguistique

L’auditeur natif se trouve placé dans une situation privilégiée puisqu’il possède une certaine compétence linguistique. Ce qui n’est pas le cas de l’apprenant étranger qui a des difficultés à comprendre la signification d’un certain nombre de mots.

Il existe une relation entre l’activité orale et le niveau de compétence langagière en langue étrangère. Les apprenants, surtout au niveau débutant, distinguent mal les sons, car ils ignorent les règles phonologiques qui provoquent des changements de son (par exemple : les enfants, les hommes, les cahiers.) Ces apprenants débutants sont souvent incapables d’interpréter ces sons (qu’ils observent comme des bruits), et de les transformer en unités de sens.

Proposition :

A mesure que la compétence langagière s’améliore, ils deviennent plus habiles aux tâches de compréhension. C’est pourquoi il faut bien adapter le document au niveau des apprenants. L’enseignant peut encourager les apprenants à écouter des documents authentiques, mais il doit surtout multiplier les possibilités d’échanges verbaux pour leur permettre d’augmenter leurs compétences phonologiques, syntaxiques et lexicales (Rutherford 1995).

Il est clair que l’apprentissage de mots en contexte est plus efficace qu’en enseignement direct.